Vendredi 4 décembre

Témoignage – Lucas Pignatone (CSO Amnéville) : « On se sent un peu emprisonné  »

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Série – Comment les sportifs mosellans s’entraînent pendant le confinement ?
En cette période de confinement, les sportifs mosellans sont contraints de s’adapter pour s’entretenir physiquement. Les problématiques sont presque identiques dans tous les sports : pas d’accès aux structures, report des compétitions, absence de date de reprise… Pour le troisième épisode de notre série, Lucas Pignatone, attaquant du CSO Amnéville (Foot/National 3), nous raconte son confinement.

Comment vous entraînez-vous pendant le confinement ?

Je vais courir 3 ou 4 fois par semaine. Le coach (Julien François) nous envoie un programme individuel avec de la course à un certain rythme et un circuit de renforcement musculaire. Il nous suit grâce à l’application Runkeeper : quand je vais courir, je lance l’application et lui peut suivre ma course. Par exemple, cette semaine, je dois courir deux fois 25 minutes en faisant 4,40 minutes au kilomètre. On ne peut pas s’entraîner avec un autre joueur, on est obligé de s’entraîner seul. Mais bon, c’est important de respecter les règles alors on le fait. On a aussi un programme nutritionnel pour éviter les excès. Ce sont des conseils basiques, mais ce sont toujours de bons rappels. Moi, ça va, je suis chez mes parents, mais celui qui vit seul, il faut qu’il se gère et qu’il fasse attention. Quand tu vis seul, tu peux vite faire n’importe quoi…

« On ne va pas se plaindre, on doit rester à la maison pendant que les soignants sont au front pour sauver des vies »

Comment vivez-vous cette situation ?

Je suis chez mes parents, à Woippy. Je suis en télétravail, je fais un BTS en alternance et je suis chez Engie Cofely, dans les bureaux d’études. Je fais quelques allers-retours pour aller chercher ce qu’il me faut, mais je bosse de la maison. Tout est informatisé, on a à disposition un ordinateur, une tablette et un téléphone donc on peut travailler à distance. À part ça, je trouve le temps long, très long… Je regarde des séries, je joue à la console. J’ai même ressorti des vieux puzzles, c’est dire ! C’est particulièrement long pour nous parce qu’on est habitué à avoir de longues journées entre le travail et les entraînements le soir. On se sent un peu emprisonné, mais on sait que c’est pour notre bien. En plus, il fait beau, donc ça va (rires). On ne va pas se plaindre, on doit rester à la maison pendant que les soignants sont au front pour sauver des vies. Je préfèrerais me lever le matin pour aller au travail que d’être dans cette situation, c’est certain…

Épisode 2 > Jeanne Lehair (Metz Triathlon) : « Je ne nage plus, c’est le gros point noir »

Quand on est joueur, la compétition, c’est ce qui manque le plus ?

Déjà, c’est compliqué parce qu’il faut s’entretenir pour être en forme mais sans connaître la date de reprise. Ça peut être dans deux semaines comme dans deux mois… On a un groupe WhatsApp avec les joueurs, on s’appelle, on prend des nouvelles. Certains travaillent, d’autres sont en télétravail. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on a tous hâte de reprendre. J’espère qu’on va reprendre d’ici peu, au moins l’entraînement, même si les compétitions ne reprennent pas. Ça me manque vraiment. C’est là que je me rends compte que le foot, c’est vraiment ma passion et ce qui me rend heureux.

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Propos recueillis par Florian Tonizzo

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