Mercredi 12 août

Sport : quand le coaching sportif se met au numérique

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Théo Chiche est coach sportif à Scy-Chazelles. Depuis le début du confinement, ce Mosellan de 25 ans est gérant de TC Training Coaching et ne peut plus assurer ses cours individualisés dans sa salle de sport. Sa solution : poster des vidéos sur les réseaux sociaux et effectuer des entraînements par visioconférence. Comment suivre ses clients à distance et comment fonctionnent des séances de sport à travers les écrans ? Entretien.

Comment faites-vous pour suivre vos clients à travers les écrans ?

On communique beaucoup par message, on s’appelle en visio. Je travaille essentiellement sur de l’individuel ou sur des groupes de 3 ou 4 personnes ayant les mêmes objectifs. J’essaie d’être le plus possible à l’écoute de mes clients. Le but, c’est de ne pas perdre de vue les objectifs fixés avant le confinement.

Les séances par visio, comment ça fonctionne ?

On adapte un maximum. J’essaie de voir ce qu’ils ont chez eux pour voir ce qu’on peut mettre en place. On peut faire des exercices avec des chaises, des tables. Tout ce qui se trouve à la maison peut servir, il n’y a pas forcément besoin de matériel. J’essaie de corriger, de donner les bons conseils. Je garde un œil sur la posture. C’est pas forcément le même qu’en face-à-face, mais ça permet de garder un aperçu sur ce que la personne fait.

Vous postez également des vidéos en ligne de séance à faire à la maison. C’est votre façon de vous rendre utile pendant le confinement ?

C’est un moyen de partager ma passion et, en même temps, de donner aux gens des idées sur ce qu’il est possible de faire à la maison pour s’entraîner.

En tant qu’indépendant, vous ne percevez pas de revenu pendant le confinement. Pourquoi continuer à proposer des contenus ?

Je prépare l’après-confinement, bien sûr, mais c’est avant tout par pure passion et par les liens créés avec mes clients. C’est un métier où on est proche de nos clients, donc on continue de les aider malgré cette période difficile. Le but est de retrouver des clients dans la même forme que lorsque je les ai quittés, ou du moins, éviter le plus possible de perdre de la capacité musculaire.

Quand on est une petite entreprise comme la vôtre, quel impact économique peut avoir une telle situation ?

Ça aura forcément un impact. Le but, ça va être de faire en sorte qu’il soit le moins élevé possible. Ça ne sert à rien de s’avancer, on ne sait pas quand ni comment ça va se finir. On reste positif jusqu’au bout et on espère que les choses vont se remettre dans l’ordre. 

A part ça, où êtes-vous confiné ?

Je suis chez mon cousin avec un ami qui travaille au Square, un espace de co-working. Il m’aide à développer et gérer ma communication pour préparer l’après-confinement.

Quelles sont vos autres occupations ?

C’est une période qui permet de s’intéresser à d’autres activités. Depuis le début du confinement, je me suis mis à la cuisine et à la lecture.

Propos recueillis par Florian Tonizzo.

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