Mardi 20 novembre

Reprise d’Ascométal : la Région Grand-Est prête à mettre la main au porte-monnaie

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Dans un communiqué de presse envoyé hier aux rédactions locales, la Région Grand-Est explique être « prête à accompagner chaque repreneur qui la sollicitera » pour soutenir Ascométal, en redressement judiciaire depuis novembre dernier. Selon les informations du Républicain Lorrain, le groupe indien Liberty House, l’un des potentiels repreneurs,  exigerait 8 millions d’euros du Président Jean Rottner.

Dans six jours, de candidats à la reprise d’Ascométal, Liberty House ou Schmolz-Bickenbach passeront au statut de repreneur officiel du groupe. En grave difficulté financière et placé en redressement judiciaire par le tribunal de Strasbourg, le groupe spécialisé dans les aciers spéciaux emploie 1500 salariés en France. Dans la Région Grand-Est, Ascométal compte deux sites, à Custines (Meurthe-et Moselle) et à Hagondange (Moselle). 510 lorrains qui espèrent sauvegarder leurs emplois à l’issu des transactions du mercredi 24 janvier.

DEUX REPRENEURS EN LICE : LIBERTY HOUSE, LE MIEUX PLACE

Depuis plusieurs semaines déjà, deux groupes se sont positionnés : le géant suisse Schmolz et Bickenbach, qui a précisé son offre de rachat à 195 millions d’euros, dont 64 millions investis dans l’outil de production sur les quatre prochaines années. Le groupe helvète avait annoncé ne pas souhaiter conserver le site de Fos-sur-Mer. Il a fait machine arrière depuis. En revanche, Ascoval, la joint-venture qui appartient à Ascométal et Vallourec, n’interesse pas Schmolz sur le long terme mais s’engage à aider le site de Saint-Saulve (Hauts-de-France) pendant 18 mois.

En face, se dresse un adversaire de poids : Liberty House. Le groupe indo-britannique met gros sur la table : 300 millions d’euros, dont 100 millions d’investissements. A l’heure actuel, il s’agit du dossier le plus étoffé, car Liberty House s’engagerait à reprendre Ascoval.

LA REGION GRAND-EST PRETE A INVESTIR

Dans chaque région touchée par la banqueroute d’Ascométal, les autorités publiques ont été sollicitées par les différents repreneurs.

Dans l’Est, le président de la nouvelle Grande Région a été très clair dans un communiqué de presse envoyé à toutes les rédactions locales.

« La Région est soucieuse de garantir l’avenir de tous les emplois ainsi que la pérennité des sites à long terme. » 

En contact avec Bruno le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, ainsi qu’avec ses homologues Présidents de Région, Jean Rottner s’est dit très attentif à chaque offre de reprise.

« Il est urgent de dépasser les grands discours sur l’industrie, d’être concret et pragmatique. La première des priorités régionales, est l’emploi, et mobilise notre énergie au quotidien. »

Selon nos confrères du Républicain Lorrain, Liberty House est pour l’instant le seul groupe en lice à avoir exigé dans le Grand-Est, une aide financière à hauteur de 8 millions d’euros. A l’heure actuelle, nous ne savons pas encore si Jean Rottner a cédé face aux exigences du groupe indien.

Selon le calendrier prévu par la justice, demain soir, Schmolz et Liberty House devront remettre sur la table leurs nouvelles propositions d’achat. Affaire à suivre…

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