Mardi 20 août

Empreintes : un appel à l’hygiène numérique

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L’exposition « Empreintes » s’installe du 23 mai jusqu’au 22 juin au Puzzle à Thionville et souhaite sensibiliser la jeune génération sur les dangers des réseaux sociaux et des nouvelles technologies.

On écoute Thierry Benoit, commissaire de l’exposition, au micro de Jérémie Laurent :

Assis face à un miroir sans teint, il suffit de se connecter à son compte Facebook pour bénéficier d’une analyse psychologique réalisée par l’algorithme de « Cached ». Une expérience déstabilisante, dérangeante même, dont on ressort avec un ticket de caisse à la main où est inscrit sous formes de statistiques, nos caractéristiques, notre personnalité. A travers ses quatre dispositifs interactifs, l’exposition « Empreintes » donne à la technologique des propriétés humaines pour mettre à nu le visiteur, qui se sent dépouillé de ses données personnelles. Un piano qui joue seul la musique de notre longueur d’âme, l’insalubrité numérique qui apparait sous la forme d’un dégât des eaux… Des procédés variés et ludiques qui servent tous le même intérêt : dévoiler la face cachée des collectes de données par les différents appareils numériques.

Une exposition dans l’air du temps 

Notre société est connectée de toute part. Pas une seule de nos journées ne se passent sans interaction avec un téléphone, un ordinateur ou une tablette…Des générations de plus en plus jeunes sont concernées et l’addiction aux nouvelles technologies est de plus en plus répandue. Selon de récents sondages, les jeunes passeraient plus de 35 heures par semaines sur leur smartphone, partageant leurs données sur les réseaux sociaux. « La majorité des jeunes ne sont pas conscients qu’ils partagent des milliers de données par jour », explique Thierry Benoit, commissaire de l’exposition « Empreintes ».

La technologie dans l’art

Cette exposition est aussi le moyen de montrer l’importance que la technologie prend dans le milieu artistique. Le numérique devient sujet de critique, satire d’une société malade. Que ce soit Veronique Beland et son piano ou encore le collectif Cached avec son miroir, les artistes font de leur oeuvre une prévention, une mise en garde.
Plus qu’une exposition, « Empreintes » est une cure de désintox, dont nous devenons les patients, à nos dépends.
Jérémie Laurent
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