Mardi 11 décembre

Opéra-Théâtre de Metz : Bienvenue à l’Auberge du Cheval Blanc

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Bienvenue au Cheval Blanc, une auberge au bord du lac de Wolfgangsee, en Suisse. Sur scène, Josefa, la patronne est au coeur de plusieurs intrigues amoureuses avec un bel avocat et son maître d’hôtel. Et ce n’est que le début. En effet, lorsque débarque un chocolatier suisse accompagné de sa fille, l’avocat se lie d’amour avec cette dernière, laissant Josefa, la caractérielle patronne, dans un état critique de jalousie. Drôle et une mise en scène qui en met plein les yeux… Cette nouvelle production de l’Opéra-Théâtre de Metz, montée en coproduction avec l’Opéra de Reims, ne peut qu’égayer cette fin d’année.

Un reportage de Timothée Girard :

Cette opérette écrite en Allemagne, dans les années 30, est l’une des plus populaires du répertoire. Cependant, Paul-Emile Fourny, le metteur en scène a opté pour une mise en scène rajeunit. « Quand on veut présenter une opérette à notre époque il faut savoir la dépoussiérer tout en respectant bien-sûr l’histoire » explique t-il à notre micro. Et Monsieur Fourny d’ajouter « C’est une opérette qui se rapproche fortement de la comédie musicale« . Un détail qui a poussé le metteur en scène d’assimiler la scénographie et les chorégraphies à une forme hybride, à mi-chemin entre Broadway et le Lido.

L’OPÉRETTE, DU DIVERTISSEMENT À LA DIMENSION DE L’ART TOTAL

L’opérette, apparue au milieu du XIXe siècle, se situe dans la lignée commune du théâtre de farce et de la musique classique. Dans la fosse, l’Orchestre National de Lorraine, sous la baguette de Cyril Englebert, assure le rythme musical de la pièce. Entre les comédiens, les danseurs et les musiciens, la cohésion doit être totale afin de laisser transparaître toute l’énergie et la dimension comique de l’histoire.

 « Dans l’opérette comme dans l’opéra, il y a vraiment cette dimension d’ ‘art total’. Il faut pouvoir réagir à l’instant, c’est du théâtre musical. Et s’il y a la moindre chose, le moindre petit couac, il faut trouver tout de suite une solution, être réactif. »  Cyril ENGLEBERT, chef d’orchestre de l’ONL

Chants, chorégraphies et textes à l’image d’une succession de sketch, « L’Auberge du Cheval Blanc » est avant tout un divertissement. N’y cherchez aucun message politique, aucune critique sociétale. Il s’agit avant tout pour le spectateur de se vider la tête en riant et en admirant la fine élégance des danseurs, tout en appréciant les situations comiques mise en exergue par le talents des choristes et bien-sûr des ténors. Au détour d’un couloir, dans sa loge, nous croisons Michel Vaissière, baryton et interprète du Maître d’Hôtel, personnage principal de l’histoire. « C’est une histoire assez facile à comprendre, dit-il, avant d’ajouter : c’est un spectacle qui peut être vu par tout le monde, de 7 à 97 ans. On est vraiment dans la joie, la bonne humeur… Parfait pour les fêtes de fin d’année. »

La bonne humeur de « L’Auberge du Cheval Blanc » sera partagée avec le public de l’opéra-théâtre de Metz le 21, 22, 23, 26 et 31 décembre prochain ainsi que le 1er janvier 2018.

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