Samedi 21 septembre

Amnéville : « The Mud Day » tire sa révérence

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L’information est tombée cette semaine, le groupe ASO (Amaury Sport Organisation) a décidé de ne plus organiser  « The Mud Day » à Amnéville. En juillet dernier, l’édition 2017 avait rassemblé plus de 6500 participants au départ du Snowhall, 1500 de moins qu’en 2016, pas assez lucratif pour continuer l’aventure selon les organisateurs. 

En 2014, « The Mud Day » rassemblait 9000 participants pour sa première édition. Trois ans plus tard, la course a perdu 1/3 de sa fréquentation.

En 2014, « The Mud Day » débarquait pour la première fois à Amnéville. Son concept : de la boue, de la neige, des parcours d’obstacles diaboliques. Une course périlleuse et insolite de 13km et de plus 20 obstacles qui faisait un tabac lors de sa première édition, 9000 runners se ruaient sur l’ancien crassier, un succès incroyable pour le groupe organisateur ASO. Mais dès 2016, les bains d’eau gelée refroidissaient le public mosellan, ils n’étaient plus que 8000 à se frotter au phénomène.

AMNEVILLE SAUTE, PARIS ET LYON MAINTENUS

En 2017, c’est la douche froide pour le groupe. 6500 participants seulement s’inscrivent au Mud Day, c’est 1/3 de fréquentation en moins que pour sa première édition. C’est un vrai désaveu, alors qu’en 2014, il fallait jouer des coudes pour simplement s’inscrire, les listes d’attentes n’en finissaient pas.

Il n’en fallait pas plus à ASO pour arrêter les frais, l’événement à Amnéville n’est plus assez rentable, et l’effet de masse attendu lors de cette course sensée être hors normes n’était plus au rendez-vous. Mais le site mosellan n’est pas le seul à sauter, le groupe n’organisera plus de Mud Day à Cabourg non plus.

Seules trois places fortes conservent la course en 2018, Paris, Lyon et le Pays d’Aix, bien plus attractives, 20 000 parisiens participaient à l’événement en 2017.

LE MUD DAY EN PERTE DE VITESSE

Le premier frein était le prix. Pour participer à la course, les mosellans devaient débourser entre 45 et 90 euros, une somme qui a refroidi sans doute bon nombre de runners en 2017. Mais ASO défend ses tarifs, pour trois heures d’amusement dans un cadre et contexte insolites, le jeu en valait la chandelle.

Pour d’autres, l’explication est ailleurs, l’effervescence autour des courses d’obstacles est retombée. Après quatre éditions à Amnéville, les mosellans se sont lassés du concept, ne pas reconduire la course en 2018 pourrait permettre de renouer avec l’excitation des débuts dans les années à venir, affaire à suivre.

 

 

 

 

 

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